yoga & alimentation.

Des ateliers façon Do It Yourself (DIY) qui viennent croiser savoirs théoriques, pratiques yogiques en salle et saveurs gustatives en cuisine pour transmettre à ses participant.e.s outils et recettes qui leur permettront d’adopter quelques réflexes naturels pour soutenir leur système digestif.

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CONFÉRENCE INTRODUCTIVE — Qu’est-ce que l’alimentation yogique ?

Été 2018. Deux ans que je suis en formation à l’École française — si cela m’a d’ores et déjà permis d’être introduite auprès de nombreuses voix et pratiques liées au yoga —, l’alimentation n’a toujours pas fait l’objet d’une intervention spécifique tandis que j’y trouve là un sujet qui n’échappe pour presque jamais aux sommaires des différents ouvrages de vulgarisation du yoga qui entendent offrir un large panorama de la discipline1.
Ce constat aiguise ma curiosité et m’amène à m’intéresser aux interactions entre alimentation et yoga et me poser différentes questions en lien.
Quelle est donc cette vérité ? Quelle est donc l’alimentation du yogi ? Qu’entend-on par « alimentation yogique » ; quels en sont les principes ? Quelles distinctions entre alimentation yogique et végétarisme ? Quid de la consommation de viande dans la philosophie du yoga ?…

ATELIER #01 — Baratter l’océan laiteux

La vache comme le lait qu’elle produit tiennent une place toute particulière dans la cosmogonie et la culture hindoues auxquelles est reliée la discipline du yoga.
« En vérité, la vache représente la Mère de l’univers et elle est un idéal pour tous ceux qui sont doux, purs, désintéressés et innocents. C’est la vache qui donne le lait dont l’homme tire la crème, le beurre et le ghee. Elle est la mère des taureaux qui tirent la charrue dans les champs pour la nourriture de l’homme. Ses bouses elles-mêmes sont très utiles comme combustibles ; là où il n’y a ni arbres ni forêts. »1 (Swami Ramdas) Dans l’architecture également, comme en témoignait l’une des pièces de l’indien Bijoy Jain, fondateur du Studio Mumbai, présentées à la Fondation Cartier avec l’exposition Le souffle de l’architecte2.
En salle, différentes pratiques qui font écho aux symboliques portées. En cuisine, trois recettes indiennes emblématiques issues du lait.

1 – Swami Ramdas (1884-1963), philosophe, philanthrope et pèlerin indienne. Extrait de Swami Ramdas, « Carnet de pèlerinage », Editions Albin Michel, 1973, page 107.
2 – Bijoy Jain / Studio Mumbai, Le souffle de l’architecte, 08 décembre 2023 → 20 avril 2024, Fondation Cartier pour l’art contemporain.

ATELIER #02 — Invoquer le dieu des vents

De nombreux peuples de l’Antiquité ont personnifié et divinisé cette force physique invisible et néanmoins palpable qu’est le vent.
Dans l’hindouisme, cette figure est nommée Vâyu (du sanskrit va : souffler, se déplacer) ; son véhicule, une antilope le plus souvent, symbolisant la nature rapide et imprévisible du vent. Dans le Ramayana, c’est Pavana, “le Purificateur”. Ce souffle qui emporte les feuilles, nettoie le ciel et fait place.
À l’espace du corps physique, ce mouvement qui emporte et nettoie est, en médecine traditionnelle indienne, relié au dosha Vata, combinaison des éléments Vayu (Air) et Aakaash (Éther). Traduit par « se déplacer comme le vent », ou bien encore « ce qui fait bouger les choses », Vata représente la mobilité. Au sein du corps physique, c’est cette force primordiale qui préside à l’ensemble des mouvements qui s’y opèrent. Pensez au »transit intestinal » : s’il y a dysfonctionnement dans le progression du bol alimentaire de l’estomac jusqu’à l’anus, des troubles fonctionnels incommodants — gaz, ballonnements, flatulences ou éructations, aérophagie — peuvent surgir.

ATELIER #03 — Conjuguer mal, mala, malasana

Dans le répertoire des postures du Hatha yoga réside Malasana : du sanskrit mala : guirlande, collier et asana : posture ; « la posture de la guirlande » qui, accroupie, profite au système digestif. La guirlande de fleurs fraîches offerte aux divinités mais aussi le chapelet de perles comparable au rosaire chrétien et au tasbih islamique utilisé depuis plus de 3000 ans pour méditer, répéter des mantras, compter les souffles… Mais il y aurait méprise : « prononcé avec un long son « a », mala signifie « guirlande », tandis que prononcé avec un son court « a », il se traduit par « excréments » [ou « déchets du corps »]. C’est la véritable origine du nom de la pose, car il ressemble à la posture prise dans l’Inde ancienne pour éliminer les déchets. »1 Nous sommes bien là dans ce souci de dissoudre la constipation et faciliter la défécation ; à pouvoir « aller à la selle » sans angoisse de la douleur voire la survenue d’hémorroïdes par efforts de poussées répétés. La dyschésie… « La dame […] ajouta […] Qu’à cause de ses nouvelles selles, toutes très formées, très résistantes, il lui fallait redoubler de précautions… Parfois elles étaient si dures […] , qu’elle en éprouvait un mal affreux au fondement… Des déchirements »2 (Louis-Ferdinand Céline) « Pour mieux comprendre son ventre, il est parfois bon de mettre le nez dans son caca », avance non sans humour Dijo.

1 – Extrait de Ktaulera, « Qu’est ce que Malasana », Oh My Buddah, 2024.
2 – Extrait Louis-Ferdinand Céline, « Voyage au bout de la nuit », 1932.

ATELIER #04 — Entretenir le feu sacré

Ecriture en cours…

ATELIER #05 Cultiver Ahimsa

Ecriture en cours…

ATELIER #06 Le corps arc-en-ciel

Ecriture en cours…

« Que ton aliment soit ta meilleure médecine. »
— Hippocrate, « Di Alimento » .

note d’intention.

L’urgence climatique que nous traversons nous fait mesurer combien notre écosystème repose sur un équilibre subtil et fragile qu’il convient de préserver au risque d’une extinction irréversible.
C’est dans cette même logique qu’il nous faut reconsidérer notre système digestif. Des études ont montré que la réduction de notre flore intestinale – d’ores et déjà amoindrie de moitié chez un.e Occidental.e – est « un mouvement aussi imperceptible et silencieux que la fonte de la banquise ; et potentiellement aussi grave. »

Tandis qu’une médecin allemande plaide avec humour « Le charme discret de l’intestin « 1, les chercheurs parlent d’un nouvel organe (« un deuxième cerveau ») découvrant que réside dans l’intestin plus de micro-organismes que de cellules dans le corps entier et que — au-delà des fonctions de digestion et d’assimilation que nous lui connaissons bien — celui-ci joue un rôle dans la régulation du système immunitaire.
En d’autres termes, prendre soin de sa microbiote est essentiel.

« On veut nous faire avaler beaucoup de choses, et notamment de nouvelles habitudes alimentaires : du blé matin, midi et soir, du fructose dans tous les plats tout prêts ou du lait bien après que nous avons quitter les jupes de nos mères — normal que notre corps trouve qu’il en a assez soupé !
Non, on a n’a pas « juste comme ça » des maux de ventre ou des diarrhées à répétition et ce sentiment de lassitude extrême ne vient pas de nulle part. On peut agir contre ces symptômes. »

— Giulia Enders

Chouchouter son système digestif permet notamment de réduire les troubles digestifs fonctionnels (ballonnement, gaz, constipation…), renforcer le système immunitaire, booster son taux de sérotonine (hormone du bonheur synthétisée à 90% par le système digestif) et améliorer son sentiment de bien-être général.

En complément des séances hebdomadaires consacrées aux différentes saisons de l’énergie (yoga des saisons), sphæra mundi travaille à la conception d’un cycle d’ateliers programmés autour de cette problématique.

Un « yoga du ventre » façon Do It Yourself (DIY) qui vient croiser savoirs théoriques, pratiques yogiques en salle et saveurs gustatives en cuisine pour mettre en lumière le système digestif sous un angle chaque fois différent et transmettre à ses participant.e.s outils et recettes qui leur permettront d’adopter quelques réflexes naturels pour soutenir leur écosystème intérieur.

  1. Giulia Enders, « Le charme discret de l’intestin », Éditions Actes Sud, 2020. ↩︎

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