Extrait de mon mémoire de fins d’études « Yoga, endométriose et pratiques thérapeutiques », Diplôme universitaire Yoga & Santé, 2025.
Le yoga est répertorié au registre des INM (Interventions Non-Médicamenteuses) — une terminologie que les autorités de santé publique commencent à utiliser depuis 20031 —, et une nouvelle société savante destinée à faciliter l’intégration des INM dans les systèmes de santé est créée en 2021 : la NPIS – Non-Pharmacological Intervention Society.
« En une vingtaine d’années, des études ont permis d’isoler des méthodes efficaces et sûres, et de les distinguer des « médecines alternatives », des « médecines parallèles », des « fake medicines » et des « dérives sectaires ». »2
Une définition claire est posée : « Une INM est une intervention psychologique, corporelle, nutritionnelle, numérique ou élémentaire sur une personne visant à prévenir, soigner ou guérir. Elle est personnalisée et intégrée dans son parcours de vie. Elle se matérialise sous la forme d’un protocole. Elle mobilise des mécanismes biopsychosociaux connus ou hypothétiques. Elle a fait l’objet d’au moins une étude interventionnelle publiée et menée selon une méthodologie reconnue ayant évalué ses bénéfices et risques. »
« « Médecines douces », « médecines naturelles »,
— Grégory Ninot, fondateur de la NPIS.
« médecines traditionnelles », « médecines complémentaires », « médecines intégratives », « médecines du mode de vie », « soins paramédicaux », « soins de support », etc. : il est temps de sortir de la nébuleuse. »3
Abordée d’un point de vue thérapeutique dans le cadre de l’endométriose, la discipline présente de nombreuses ressources judicieuses et pratiques vertueuses ; autant de leviers d’action que la femme qui doit vivre avec peut acquérir.
Emerge ces derniers temps la notion d’« empowermement » qui n’est pas encore réellement traduite aujourd’hui. « Empuissancement », évoquait une camarade du D.U. Il est assurément question de cela aussi, ici. Car au cœur de l’incontournable parcours médical et médicamenteux auquel nulle ne peut se soustraire émergent des sentiments de vulnérabilité, de dépendance, de solitude et d’impuissance destructeurs. Une forme indirecte de violence subie.
Alors quand un autre champ de la sphère du soin permet un peu d’autonomisation et de douceur — savoir amener par soi-même un peu de confort dans un vaste inconfort —, l’occasion est donnée à la femme de retrouver, avec le temps puissance, force et indépendance en même temps que davantage de confiance en soi, de détermination, de positivité et de dignité quand, rappelons-le, résignation et idées noires ne font que nourrir symptômes, fatigue, anxiété et dépression…
NOTES
- « L’Organisation Mondiale de la Santé depuis 2003, la Haute Autorité de Santé depuis 2011, la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie depuis 2014, le Ministère de la Santé depuis 2018, le Haut Conseil de la Santé
Publique depuis 2019, le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies depuis 2020, l’OMS Europe depuis 2021, la Commission Européenne depuis 2022, l’Inspection Générale des Affaires Sociales depuis 2022, le Conseil Économique, Social et Environnemental depuis 2023, la Cour des Comptes et la Caisse nationale de l’Assurance Maladie depuis 2024 utilisent le terme d’intervention non médicamenteuse (INM). »
– Extrait de « NPIS Guidelines ; INM – interventions non médicamenteuses », NPIS, 2024, http://www.referentielinm.org ↩︎ - Extrait de Grégory Ninot, « Guide professionnel des interventions non médicamenteuses », Éditions Dunot, 2019, 4ème de couverture. ↩︎
- Extrait de Grégory Ninot, « Guide professionnel des interventions non médicamenteuses », Éditions Dunot, 2019, 4ème de couverture. ↩︎
© Darina Belonogova


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